Marc Peeters, UZA - Stéphanie Laurent, UZ Gent

Une fois le diagnostic du cancer posé, il peut être difficile pour un patient d’adapter ses habitudes de vie à la maladie. Mais depuis une quinzaine d’années, des progrès significatifs ont été opérés en matière de thérapie et le monde médical se conscientise sur l’importance du maintien de la qualité de vie sous traitement.

Une approche multidisciplinaire

« La prise en charge globale des patients a nettement évolué ces dernières années et la collaboration entre professionnels s’est renforcée, dans le but d’améliorer le bien-être du malade », explique Marc Peeters, chef de clinique à l’UZA et spécialiste en oncologie. « Chirurgiens, oncologues, médecins généralistes, psychologues, nutritionnistes ou encore kinés travaillent davantage côte à côte pour garantir une qualité de vie optimale au patient. »

Davantage d’options thérapeutiques

« Si la tumeur a atteint le stade métastatique, la chimiothérapie est le premier choix. Si le patient avec des métastases est symptomatique à cause de la tumeur primaire, on va faire une résection de cette tumeur. Sinon, dans certains cas, nous allons réséquer les métastases, même avec un but curatif », ajoute Marc Peeters. Parallèlement à cela, l’évolution des traitements a permis d’augmenter la survie globale du patient en lui offrant une qualité de vie acceptable.

Traitement de demain : plus efficace, moins toxique ?

« À l’heure actuelle, de nouveaux médicaments contre le cancer colorectal peuvent être proposés : des traitements permettant d’allier une activité anticancéreuse tout en préservant la qualité de vie du patient. En outre, la recherche avance à toute vitesse et ouvre de nouvelles perspectives de traitement », souligne Stéphanie Laurent, chef de clinique à UZ Gent et spécialiste en oncologie digestive. « Ce sera également le cas de l’immunothérapie : encore dans sa phase de développement, cette thérapie offre de belles promesses pour le futur », conclut-elle.

*ESMO consensus guidelines for the management of patients with metastatic colorectal cancer. Annals of Oncology 27 : 1386–1422, 2016