Une fondation pour aider les victimes de cancer, une maison de couture, des orphelinats et des écoles au Népal… Parcours d’une dame au grand cœur.

Que faisiez-vous avant de vous lancer dans le caritatif ?

Myriam Ullens – ÀA 24 ans, j’ai ouvert un petit restaurant à Bruxelles, qui a bien fonctionné dès le départ. Plus tard, j’ai fait des gâteaux, d’abord dans ma cuisine, puis dans un atelier que j’ai ouvert et qui a compté jusqu’à 30 travailleurs. C’est dans le cadre de cette activitéctivé que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon futur époux, Guy Ullens. Après notre rencontre, j’ai tout vendu, avec la volonté de me lancer dans le caritatif.

En 1990, vous êtes alors partie au Népal…

M. U. - … Oui, j’y ai visité des prisons où les mères gardaient leurs enfants jusqu’à 3 ans, après quoi ils partaient dans des institutions publiques. J’ai alors voulu sortir ces enfants de prison avant leurs 3 ans, car leurs conditions de vie y étaient déplorables. Nous avons créé un orphelinat pour y mettre les enfants, en accord avec les mères, et les scolariser. Très vite, il a fallu en ouvrir un 2e orphelinat à Katmandou. Nous avons aussi lancé des centres pour lutter contre la malnutrition et créé . Tout cela fonctionne encore aujourd’hui. Actuellement, nous avons,   en plus, trois écoles rassemblant plus de 1 000 élèves. Tout cela fonctionne encore aujourd’hui.

À cette époque, vous avez alors appris que vous étiez atteinte d’un cancer…

Plusieurs éléments m’ont permis de tenir le coup : mes enfants et mon mari, une thérapie et le lancement de la fondation.

M. U. - … J’avais 49 ans. S’en sont très vite suivies une opération en Belgique, une chimiothérapie, une chute de globules blancs radicale consécutive, et aussi une longue période d’inquiétude, pendant laquelle je savais que la maladie pouvait reprendre le dessus. Mais je me suis dit que c’était là une bataille que je devais gagner. Plusieurs éléments m’ont permis de tenir le coup : mes enfants et mon mari, une thérapie et le lancement de la Fondation Mimi Ullens en vue d’apporter un soutien psychologique et esthétique aux personnes atteintes d’un cancer. In fine, au bout de 6 mois, les nouvelles étaient positives concernant ma santé.