Le virus HPV à l’origine des cancers du col utérin

  • Plus de 100 sous-types — Le virus HPV — pour « Human Papillomavirus » — peut induire le développement de tumeurs bénignes ou malignes au niveau gynécologique. Plus de 100 sous-types ont été identifiés.
  • De la verrue génitale au cancer — Selon le type de papillomavirus, les conséquences d’une infection peuvent aller de tumeurs bénignes, comme des verrues génitales, aux lésions précancéreuses du col ou encore aux tumeurs malignes que sont les cancers.
  • 10 à 20 ans — Les lésions peuvent évoluer vers le cancer du col dans une échelle de temps qui varie entre 10 et 20 ans


Dre Christine Gilles, gynécologue au CHU Saint-Pierre


Quel est l’impact du virus HPV sur les cancers du col de l’utérus ?

Christine Gilles : Dans environ 10 % des cas, le HPV persiste au niveau du col. Quand l’infection est persistante, un petit pourcentage de patientes développe des lésions dysplasiques du col utérin de bas grade ou de haut grade. Elles nécessitent un suivi ou un traitement.

Quels sont les traitements préventifs ?

Ch. G. : Trois vaccins sont présents sur le marché. Le vaccin bivalent protège contre les HPV 16 et 18, responsables de 70 % des cancers du col utérin. Le vaccin quadrivalent protège contre les HPV 6, 11, 16 et 18. Les HPV 6 et 11 sont responsables de presque 100 % des verrues génitales. Un troisième vaccin a fait son apparition l’été dernier et protège contre 9 sous-types d’HPV ; il offre dès lors une protection plus grande.

Quelle est leur efficacité ?

Ch. G. : Tous ces vaccins ont été largement étudiés et montrent une grande efficacité lorsqu’ils sont administrés avant les premiers rapports sexuels. Les vaccins bivalent et quadrivalent sont efficaces dans la prévention du développement des lésions précancéreuses et du cancer du col dus aux HPV 16 et 18 mais aussi dans l’apparition de verrues génitales pour le quadrivalent. Avec l’apparition du troisième vaccin et l’augmentation du nombre de sous-types d’HPV couverts, la protection contre le développement des lésions précancéreuses est plus grande. L’espoir est donc de réduire le nombre de patientes infectées par les HPV responsables de ces lésions précancéreuses et donc le nombre de cancers du col de l’utérus.